La paresse. Décrite comme l’un des sept pêchés capitaux de la nature humaine, cette dernière est un fléau qui touche à un moment ou à un autre chacun d’entre nous, et qui peut vite devenir un frein dans un projet ou une carrière professionnelle prometteuse. Car il est de notoriété publique que tous les patrons détestent les gens paresseux, et préfèrent à la place remplir leurs équipes d’employés motivés et productifs. Tous, ou presque. Car Bill Gates, par exemple, estime quant à lui que la paresse de certains peut en réalité se transformer en un véritable atout.

Pour Bill Gates, la paresse peut devenir une force

On en convient, une telle vision des choses peut ouvertement paraître paradoxale de la part du PDG de Microsoft, devenue l’une des entreprises les plus florissantes au monde il y a plusieurs décennies maintenant. En effet, tout le monde le sait, le milieu de la tech est un domaine ultra-concurrentiel où la moindre erreur peut parfois provoquer des dégâts colossaux, si ce n’est la banqueroute pure et simple. Dans un tel contexte, productivité et rigueur restent ainsi les mots d’ordre absolus, même si Bill Gates, de son côté, voit parfois les choses autrement.

« Je préfère confier une tâche difficile à une personne paresseuse, car elle trouvera un moyen facile de la réaliser », a notamment déclaré le boss de Microsoft au cours de sa carrière. Une citation qui n’a pas manqué de surprendre les foules, mais qui reste pourtant pleine de bon sens quand on y réfléchit un minimum. Car il est vrai qu’il est parfois dans la nature humaine de trouver les solutions les plus brillantes, ou tout du moins les plus efficaces, lorsque l’on tend à se retrouver au pied du mur. Et cela, Bill Gates l’a bien compris.

Bill Gates.
Bill Gates

Une philosophie née d’une véritable étude

Il n’est d’ailleurs pas le seul, puisque bien avant lui, d’autres patrons ont eu l’occasion de témoigner d’une philosophie similaire, à l’instar par exemple de Clarence Bleicher en 1947. « Quand j’ai une tâche difficile à accomplir à l’usine et que je ne trouve pas de moyen simple de m’y prendre, je confie cette tâche à quelqu’un de paresseux. En dix jours, il trouvera une solution simple » aurait notamment déclaré le dirigeant de la compagnie automobile Chrysler si l’on en croit l’ouvrage « The Speaker’s Treasury of Stories for All Occasions » sorti en 1953.

Et l’on pourrait remonter encore plus loin, jusqu’à une étude menée par un certain Frank B. Gilbreth dans les années 1920, qui a justement été l’un des premiers à théoriser cela en observant des maçons en plein travail sur un chantier. Bien sûr, cette vision des choses aujourd’hui adoptée par Bill Gates nécessite toutefois un certain équilibre. Car si paresse et productivité peuvent incontestablement faire bon ménage, privilégier l’une ou l’autre peut vite rompre ce cercle vertueux et mettre à mal cette philosophie. Tant pour le bien de l’entreprise que de l’employé.

Source : Quote Investigator